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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:59

CIFEPK-final.jpg

Quel meilleur endroit que la Bregtagne pour fêter la Chandeleur?? C'est pourquoi 2KAM avait décidé de poser ses valises à Rennes les 3 et 4 Février derniers pour le CIFEPK: le Congrès Internationnal Francophone pour les Etudiants en Physiothérapie et en Kinésithérapie. Enfin, quand je dis 2KAM c’est pas tout à fait vrai, en fait seulement 50% de nos effectifs était représenté (= moi). Je tiens à remercier les organisateurs du congrès pour la qualité de cet événement! J’ai pris beaucoup de plaisir à y participer. Merci également à toutes les personnes presents à notre intervention commune avec Mathieu Guemann. Ça fait plaisir de voir autant d’étudiants (mais pas que!) motivés. Pour ceux qui étaient présents et qui voudraient retrouver tous les détails des diapos présentées, vous pourrez les retrouver en suivant ce lien: http://www.slideshare.net/eterrible/cifepk-2kam-retour-dexprience

Par ailleurs et pour compléter, concernant les aides financières pour partir au Québec, nous avons trouvé un lien sur le site de l’OFQJ, qui liste tous les accords signés entre l’OFQJ et les différentes regions partenaires. Pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant: http://www.ofqj.org/book/export/html/194

Pour tout autre renseignements, vous pouvez nous contacter par mail, facebook ou encore grâce au formulaire de contact du blog.

 

Manu Terrible.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 19:55

      Un titre évocateur, et qui résume bien les choses. Oui le blog était au point mort depuis que nous sommes rentrés du Canada, beaucoup à cause du manque de temps. Rentrer en France s'est fait presque trop facilement, mais il a fallu répondre à certains besoins logistiques (boulot, logement, argent...). Bref, que de bonnes excuses pour laisser notre blog en berne. Bon ok, pas si bonnes que ça. Mais il faut l'admettre, beaucoup aussi par découragement face à l'étendue du travail qui nous attend. Et quand je dis nous, je parle de la profession en entier, pas seulement de deux petits kinés perdus au grand pays froid de l'evidence based physiotherapy !
  scientifiquefume.png

      Pour ceux qui les attendent, mais je doute que vous soyez nombreux, nous avons bien effectué nos interviews de physiothérapeute québécois. Le problème ? Plus de 3h de vidéos à décortiquer, à réduire en petites interventions de moins de 3min (au-delà parait-il le spectateur abandonne) et à rendre le plus "regardable" possible. Nous ne sommes pas des pros de l'audiovisuel comme en témoignent nos images, donc j'espère que l'on pourra rendre ça digeste, dans le cas contraire beaucoup de temps aura été investi pour rien, et beaucoup de personnes mise à contribution pour au final aucun résultat. Or il me semble primordial de publier ses vidéos qui permettent concrètement de prendre toute la mesure du fossé qui nous séparent. Si il y a bien une chose dont je me suis rendue compte en rentrant, c'est du désintérêt quasi-total des autres kinés pour ce qu'ils pourraient apprendre des physiothérapeutes étrangers, qui pourtant nous devancent de quelques décennies dans l'amélioration de leur pratique. Alors il est totalement compréhensible que certains se sentent très bien comme ils sont, et je le respecte. Toutefois dans ce cas-là il ne faut pas prétendre à des revalorisations trop gourmandes, qu'elles soient pécunières, sociales, ou autres, si l'on souhaite rester dans l'immobilisme (Il paraît qu'en politique les pléonasmes ça a du bon). Dans les forums il revient très souvent une comparaison financière malheureuse avec le plombier qui a tendance à me révolter, laquelle je suis sûre tout kiné ou presque l'a déjà dite ou pensée. Certains mettent en avant les responsabilités, d'autres les compétences (para)médicales ou tout simplement que nous nous occupons d'êtres humains qui ne sont pas comparables à des tuyaux qu'on raccorde. Ils ont raison, mais pour justifier de cela encore faudrait-il s'intéresser un peu à ce qui se fait en matière de recherche dans notre domaine, aux formations qui attestent d'une pratique basée sur les preuves, si l'on souhaite prodiguer à notre patient le meilleur traitement possible pour le soulager.

Ok, être sympa ça compte aussi, 50% d'effet placebo y paraît. Toutefois si vous passez à côté d'un drapeau rouge même cela ne vous sauvera pas.


Il y a bien evidemment l'expérience, qui compte aussi pour beaucoup. Et heureusement parce que c'est ce qui constitue finalement la base de 90% de notre pratique aujourd'hui dans l'hexagone. Mon pourcentage est totalement imaginé je l'admet, j'aurais pu mettre 50 ou 75, mais le principe de toute bonne propagande est de marquer les esprits à grands renfort de chiffres qui font peur, isnt-it ?

Alors si vous reprenez tout ce qui je viens de citer, ça donne quuuooooiiiiiiii ?

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les évidences scientifiques....

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Ce que le patient veut/aime/croit bon pour lui...

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l'expérience clinique...

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Non toujours pas ? Je vous laisse alors vous reporter à un de nos anciens articles, la première partie de "la kinésithérapie basée sur les preuves, rêve ou réalité". Si l’envie vous prend de vous farcir la suite, libre à vous.

 

Alors pourquoi ce coup de gueule tout d'un coup? Parce que d'un, ça fait du bien, de deux, ça donne l'impression de faire bouger les choses, même si au fond on sait bien que non, et de trois, parce qu'aujourd'hui j'ai vécu un grand moment d'extase professionnelle quand un médecin (généraliste) m'a appelé, stupéfait que j'ai pris le temps de lui faire un courrier où je faisais prudemment part de certaines de mes inquiétudes sur le plan strictement médical, qu’il a eu la bonté de trouver pertinentes. Je dis bien prudemment car pour ceux qui se sont déjà livrés à cet exercice de style difficile, où tout ce que vous écrivez doit être seulement supposé, suggéré afin d’amener tout en finesse le professionnel MEDICAL à concéder une radio, un scanner ou un changement de traitement, vous savez à quel point la tâche n’est pas aisée. Alors quand Le Docteur vous dit que la nouvelle génération de kiné aura sans doute beaucoup à lui apporter, vous bomber le torse, et vous vous dîtes que ça en fera un de moins qui écrira “massage pour réeducation d’une rachialgie”. C’est déjà ça de pris...

Désolé pour ce petit moment d’auto-satisfaction, mais si j’en parle c’est aussi pour mettre en avant l’intérêt de sensibiliser les autres professions aux changements qui s’opèrent petit à petit dans nos pratiques. Et aux vues des trois heures destinées à aborder ce que sont les différentes professions paramédicales auprès des étudiants médecine et la dispartion des MPR, cela me semble plus que nécessaire. Nous ne sommes pas que des masseurs, bon sang!

mouton.jpeg

Voilà pour résumer, chacun à son échelle peut faire avancer les choses. Il n’est pas nécessaire de devenir chercheur ou un fervent activiste pour avoir une pratique plus éclairée, et donc plus intéressante. Bien sûr chacun est libre de faire comme il l’entend, mais comme on dit, l’union fait la force. Et il semble que l’esprit révolutionnaire français soit en jachère depuis un certains temps.

Enfin, et pour ceux qui seraient passés à côté, je relaie un article d’ActuKiné au sujet de la Société Française de Physiothérapie qui propose désormais pour 30 euros par an un accès illimité aux revues de la cochrane library notamment, ce qui constitue en soi déjà un excellent outil pour savoir où en est la recherche aujourd’hui dans les principaux domaines de la physiothérapie (entre autres). Maintenant, plus d'excuse pour ne pas chercher dans la littérature la réponse scientifique à vos questionnements ou ceux de vos patients.

Et sachez qu’elle propose également des résumés en français, c’est-y-pas-top ça ?

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:35

 

       Le glas a finalement sonné, notre stage s'achevant aujourd'hui, emportant avec lui les dernières bribes de l'ancien MK que nous étions, mais non sans nous ouvrir en grand les portes à de toutes nouvelles perspectives, heureusement !

        Si nous devions faire un rapide bilan, il ne pourrait qu'être positif même si ce ne fut pas toujours facile, notamment au début, de s'adapter à ce monde qui nous était totalement inconnu. Bien que n'ayant pas fait un véritable travail de recherche, dans le sens où nous n'avons pas eu une part active dans un projet en particulier de A à Z, nous avons pu appréhender en 6 mois l'ensemble de ses tenants et aboutissants : de l'idée même à la réalisation de l'étude, des contraintes techniques, financières et humaines qui en découlent, du question-2.jpgtravail énorme à fournir, mais aussi de la satisfaction du chercheur lors de l’obtention de ses données finales après moults traitements et statistiques, de la publication de son article, de la fierté à l'annonce de votre tout nouveau titre de docteur, de la curiosité intellectuelle sans cesse en effervescence... La liste serait encore très longue, mais tout ceci fait qu'il va nous être très difficile d'en rester là. Maintenant la grande question, c'est comment mettre en pratique toutes ces connaissances en France, aussi bien pour soi-même, que pour nos patients, et plus audacieux encore, pour en faire profiter les autres MKDE. Pour nous, ces 6 mois n’étaient qu’un prélude et laissent donc un goût d’inachevé, fort heureusement dans le bon sens du terme. Aux vues de tout cela, et appuyé par les différentes vidéos que vous pourrez bientôt visionner, il est certain qu’il y a énormément à faire en France pour promouvoir et améliorer notre profession, mais nous ne sommes actuellement pas suffisamment armés pour pouvoir apporter notre pierre à l’édifice. question-1.jpg

Nous ne savons pas encore où le futur voudra bien nous conduire, mais nous espérons d’ici un an ou deux peut-être pouvoir rebaptiser ce blog 2 kinés en Australie, ou aux USA.... Nous n’en dirons pas plus, pour la bonne raison que nous n’en savons pas plus, mais nous espérons en tout cas qu’au mieux ce blog pourra être renommé 2-kinés-de-retour-de-Montréal-avec-la-ferme-intention-de-bouger-les-choses-chez-les-Gaulois ! Si jamais certains sont plus inspirés nous attendons vos suggestions !

 

Pour terminer, nous tenons à remercier les personnes et institutions sans qui cela n’aurait sans doute pas été possible :

  Cyril Duclos, Ph. D., qui a proposé de nous accueillir au milieu de son emploi du temps très très chargé, en espérant qu’il ne l’ait pas trop regretté !

Carole et Séléna, deux doctorantes bien occupées mais qui nous ont pris sous leurs ailes et ont rendu notre stage d’autant plus intéressant et productif.

L’équipe du CRIR, chercheurs, ingénieurs...etc. Qui de par leur aide et leurs conseils nous ont grandement facilité la vie de nos débuts jusqu’à maintenant ! (Nous sommes devenus experts dans l’expression « yeux de merlans frits » !)

Le CRIJ de Franche-Comté, qui nous a permis d’obtenir une bourse et ainsi pouvoir partir sans se soucier du côté financier, et croyez-nous c’est un facteur considérable !

L’OFQJ, qui a simplifié et coordonné toutes les démarches administratives.

Egalement, merci à l’équipe d’ActuKiné.com, tout d’abord pour avoir relayé l’appel de Cyril ce qui nous a permis de trouver ce stage, mais également de nous avoir soutenu et encouragé tout le long, en espérant que cela ne s’arrête pas là ! Nous sommes également reconnaissants envers les différents professionnels, partout en France, qui nous ont exprimés leur soutien.

Ce message sonne comme une conclusion, mais ce n’en est pas une, bien au contraire ! Comme disait si bien « l’autre », la graine a germé, mais le pot devient trop petit il faut maintenant savoir s’en débarrasser pour la laisser grandir !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:17

     Pour celles et ceux qui s'intéressent à nos articles sur la pratique basée sur les preuves (EBP), nous avons récemment fait la connaissance de GERAR. Non non, nous n'allons pas vous parler de Gérard, notre voisin de palier qui nous réveille à 3h du mat' quand il chante Johnny Hallyday avec son Chihuahua, mais de GERAR, le Groupe d'Etudes et de Recherches Appliquées à la Rééducation composé de deux MKDE et d'un professeur APA, travaillant au CRF de Villiers-sur-Marne (94).

IMAGE GERAR 1TER

     Comme son nom l'indique, le GERAR a pour objectif principal de présenter le fruit de leur recherche dans le domaine de la rééducation. Sur leur blog, vous trouverez donc des articles scientifiques sélectionnés et commentés, des protocoles de prise en charge, des vidéos d'exercices thérapeutiques, etc.

On y retrouve l'esprit EBP qui nous est cher depuis le début de notre stage à Montréal. C'est donc pour ça qu'on considère le GERAR comme un ami très intéressant, que nous tenions à vous présenter. N'hésiter pas à passer le voir sur son site le-Gerar.blogspot.com. Il est plutôt sympa, pas farouche et vous répond rapidement si vous commentez ses publications.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 20:29

Juste un petit post pour vous informer que prochainement nous aimerions faire une interview vidéo de un ou deux physio québécois, afin de comprendre un peu plus en quoi consiste leur travail. Nous avons déjà une multitude de questions en tête, mais nous aimerions bien savoir quelles sont les vôtres. Nous sommes certains que vous aussi devez avoir plein de choses à demander, que ce soit sur le déroulement des études, le contenu, la façon de travailler, l'accès à la recherche... On parle beaucoup du Québec et du fait qu'il est difficile, voire impossible, d'y travailler directement avec votre diplôme de kiné.

Mais pourquoi aller travailler là-bas (En dehors de l'envie bien légitime de voyager)?

Jaro2010_ForfaitCarnaval_gonio.jpg

Quels sont les intérêts, et les désavantages dans leur pratique par rapport à la notre? En gros, c'est-quoi-qui-est-mieux-c'est-quoi-qui-est-moins-bien! (Désolé amis Québécois, je sais que vous haïssez notre façon de toujours vouloir tout mettre en perspective...). Bon déjà c'est pas aussi simple, car c'est difficile de comparer deux modes de "formation" aussi différents (ce terme est en lui-même déjà sujet à controverse...) et ce n'est surtout pas le but de l'interview. Il s'agit juste de faire un petit "état des lieux" du métier de physio et de voir si l'on pourrait judicieusement s'en inspirer. Bien sûr nous vous parlons de la physiothérapie au Québec parce que nous y sommes, mais il serait tout aussi intéressant de savoir quel est l'enseignement dispensé en Belgique par exemple, qui eux peuvent continuer vers un master et un doctorat pour les écoles universitaires semble-t-il. Nous avons eu également récemment sur le groupe facebook quelques contacts avec des élèves de physiothérapie à Amsterdam qui semblaient  avoir une très bonne formation sur l'evidence based practice et la recherche. Mais là encore nous n'en savons pas plus pour l'instant. Donc, pour le moment et à défaut de pouvoir faire le tour du monde pour étudier la "physiothérapie au-delà des frontières", nous parlerons de ce que nous "savons". Bien sûr si certains d'entre vous veulent monter un fond de soutien pour nous permettre de voyager n'hésitez pas !

Pour les questions, nous vous invitons (fortement!!) à nous laisser un message sur facebook ou par mail . Nous savons bien que c'est le WE et que vous avez plein d'autres choses à faire, mais avoir votre avis compte pour nous!

 

Bonne fin de semaine à tous!

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 19:50

Recherches de bibliographie scientifique en ligne

 

     Bien entendu vous avez tous lu nos articles précédents sur la kinésithérapie basée sur les preuves. Du coup, vous savez maintenant pourquoi il est important de consacrer du temps à la lecture d’articles scientifiques, quels sont les différents types d’études et comment les exploiter. Mais vous devez vous demander faut-il chercher?

En France, nous avons tous déjà entendu parler de bases de données (BDD) telles que PubMed, Kinédoc et certainement PEDro. Mais comment utiliser ces bases de données? Et sont-elles suffisantes pour pratiquer la « kiné basée sur les preuves »? Dans ce nouvel article, nous faisons le tri des principales bases de données anglophones et francophone, et nous vous expliquerons brièvement comment les utiliser.

 

1.    Pubmed

 

     PubMed ou Medline est une base de données bibliographique en ligne développée par la U.S. National Library of Medicine. Elle est largement utilisée dans le monde entier pour plusieurs raisons: elle est libre, gratuite, facile à utiliser et elle recense une très grande quantité d’articles scientifiques tirés de revues triées de façon rigoureuse. Pour être clair, PubMed est une référence incontournable! Cependant, on peut facilement se perdre dans l’énorme quantité d’articles que contient la base de données et elle exclue beaucoup de revues spécialisées dans la physiothérapie et la rééducation en general, du fait de ses standards très exigeants.


PubMed Home

     PubMed propose une série de tutoriels pour apprendre à l’utiliser. Vous avez aussi accès à d’autres outils:

- MeSH Database (Medical Subject Headings) qui permet de trouver facilement des mots cles pour vos recherches. Ceci est intéressant pour les non-anglophones. En effet si vous n’êtes pas certain que votre mot corresponde à l’équivalent du terme medical français, vous pouvez le savoir avec cet outil. Prenons un exemple: vous souhaitez effectuer une recherche en lien avec la lombalgie, mais vous n’êtes pas sûr du terme à utiliser. Avec ceci, vous saurez alors que lombalgia ou encore lombar pain ne donneront aucun résultat. Mais low back pain correspond et PubMed vous fournit même une définition anglaise du terme.  De même si vous taper simplement “muscle”, la recherche vous affiche une liste d’expressions rattachées à ce mot très généraliste (ex. : muscle stretching exercise, muscle hypotonia...). C’est donc une véritable aide à votre recherche, pensez à l’utiliser.

- Limits permet d’affiner votre recherche en ne prenant en compte que les revues systématiques ou les essais cliniques par exemple, ou encore de les classer par langue, par tranche d’âge, par sexe...

- Clinical Queries est quant à lui un très bon allié pour la pratique fondée sur les preuves. Il permet de trouver facilement des articles par catégorie (pour un diagnostic, un traitement, un pronostic, etc.) et vous présente dans la fenêtre centrale les revues systématiques pouvant correspondre à votre recherche.

- Clinical Trials est la base de donnée des essais cliniques supporté par le gouvernement américain, qui offre les résultats et informations sur plus de 100000 études complétées ou en cours. Ceci intéresse plus directement les chercheurs.

     Enfin sachez que vous pouvez decider de n’afficher que les résultats où le texte est en libre accès, ce qui vous évite des frustrations. Pour ceux qui voudraient faire des recherches approfondies, attendez d’avoir un peu l’habitude de lire de la littérature scientifique avant d’acheter des articles (car avant achat on ne peut que lire l’abstract, ce qui n’est pas toujours évident pour décider si oui ou non le texte complet vous sera utile). Sinon sachez qu’il est admis de demander directement à l’auteur un exemplaire de son article (car ce que vous payez pour récupérer un article ne lui est en aucun cas destiné, mais va à la maison d’édition qui met la littérature à disposition).

 

2.    The Cochrane Library

 

     The Cochrane Library est une collection de 6 bases de données différentes. Certaines reprennent en grande partie le contenu de MEDLINE mais d’autres référencent des études menées par la Cochrane collaboration. C’est la raison pour laquelle il faudra impérativement faire un détour par Cochrane lors de vos recherches. D'ailleurs, la Cochrane collaboration propose des outils de très bonne qualité d'aide à la rédaction d'articles ou de revues. Tout comme PubMed, the Cochrane Library est gratuite et utilise le même système de mots-clés. Trois BDD parmis les 6 qu’elle offre sont vraiment importantes pour notre pratique de la kiné basée sur les preuves:

- Cochrane Database of Systematic Reviews (Cochrane Reviews) qui recense toutes les revues systématiques développées par the Cochrane Collaboration. Ce qui veut dire que ces revues sont toutes rigoureusement préparées et de bonne qualité.

- Cochrane Central Register of Control Trials (Clinical Trials) comprend des extraits d’essais contrôlés randomisés réalisés par des personnes ou organisations non-membres de Cochrane.

- Database of Abstracts of Review of Effects (Other Reviews) comprend des extraits de revues développées par des personnes ou organisations non-membres de Cochrane.


Cochrane Recherche     Les autres BDD traitent d’évaluations économiques ou de méthodes d’études entre autres. Ainsi, nous vous conseillons de faire une recherche avancée en ne sélectionnant que les bases citées ci-dessus. A noter que les revues publiées dans Cochrane Reviews sont menées par des groupes spécialisés, dont Cochrane Back review Group (groupe spécialisé dans les revues concernant le rachis) qui propose une traduction intégrale en français de ses revues depuis 2010. Malgré tout, le principal désavantage de Cochrane est le peu de revues existantes concernant le diagnostic, le pronostic, les étiologies, etc.

 

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3.    CINAHL

 

     CINHAL (Cumulative Index of Nursing and Allied Health Literature) est une base de données spécialisée dans le domaine paramédical. Elle propose les liens vers des articles de revues en ligne et indexe un grand nombre de livres spécialisés. La recherche par mots-clef ressemble à celle de PubMed mais, vous l’aurez compris, avec des termes plus adaptés aux professions paramédicales. Il est possible d’effectuer une recherche très approfondie et le site vous propose des suggestions automatiques de limites à votre recherche afin de la rendre plus rapide et précise. Au final, CINAHL est un bon complément à Pubmed car il référence des revues qui n’entrent pas dans les critères de Pubmed mais qui sont de bonne qualité. Cependant, l’accès est payant (même si vous pouvez obtenir une période d’essai gratuite) si vous ne travaillez pas dans une institution ou une université ne disposant pas déjà d’un accès à CINAHL. Il faut tout de même savoir qu’en général les bibliothèques de médecine sont abonnées à CINAHL (1).

 

4.    PEDro

 logo-pedro

 

     PEDro (Physiotherapy Evidence Database) est, comme son nom l’indique, une base de donnée orientée vers la kinésithérapie/physiothérapie. Elle est née de l’initiative du Centre for Evidence-Based Physiotherapy de Sidney (Australie), qui fait partie du George Institute for Global Health. En plus du fait qu’elle propose une version française de son site - inédit pour une BDD anglophone! - qui permet de comprendre parfaitement comment utiliser PEDro, elle possède sa propre échelle de niveau de preuve (échelle PEDro) pour évaluer les essais cliniques et les options de recherches sont mieux adaptées à la physiothérapie que les autres bases de données comme PubMed ou Cochrane, plus généralistes. Ainsi, vous avez la possibilité de chercher par approche thérapeutique (« Therapy »), par signe clinique (« Problem »), par région du corps (« Body Part ») ou encore par discipline (« Subdiscipline »). Cependant, il est impossible de limiter les recherches à un type de patient ou à une langue particulière et comme pour the Cochrane Library, vous n’y trouverez aucun article concernant le diagnostic, le pronostic, etc.

 

5.    Hooked on Evidence

 

     Un peu comme PEDro mais aux Etats-Unis, l’APTA (American Physical Therapy Association) a créé en 2002 Hooked on Evidence. Cette base de données de citations concernant l’efficacité des interventions en physiothérapie. Pour y apparaître, un article doit étudier au moins une intervention en physiothérapie, inclure au moins une mesure en rapport avec cette intervention et être publié dans un journal soumis à la revue par les pairs. De fait, son principal atout est qu’elle ne contient que des articles traitant de la physiothérapie. Par contre, il n’existe pas d’échelle telle que PEDro scale pour trier les études par niveau de preuve. Un autre de ses avantages est sa fonction « Clinical Scenarios » qui permet d’effectuer une recherche en fonction de scénarios cliniques prédéfinis. Malheureusement, le manque de scénarios différents atténue en partie son intérêt. Parmis les désavantages on peut aussi noter que l’accès à Hooked on Evidence est payant, même si son prix est relativement bas (100$ par an) et qu’elle ne contient que des essais cliniques et des revues systématiques.

 

6.    Kinedoc

 

     Kinédoc est à notre connaissance la seule base de données en kinésithérapie francophone. Elle est entièrement libre et gratuite. Son principal avantage est qu’elle recense toute la littérature francophone, qui n’est que très peu représentée dans le monde anglophone. De plus, Kinédoc fait partie des rares bases de données à mettre à disposition la littérature grise, c’est-à-dire non-publiée dans une revue scientifique (thèses, mémoires, actes de congrès...), dont une partie en téléchargement direct. Son interface est claire, la recherche avancée permet de limiter les résultats par type de document, par thème, par source et même par pays. Petite astuce : sachez qu’il est possible de sélectionner plusieurs sources ou pays dans les listes déroulantes en maintenant la touche ctrl (windows) ou cmd (mac) enfoncée. Cependant, comme Kinédoc se veut le plus exhaustif possible, les articles qui y sont référencés ne sont pas forcément d’un bon niveau et aucune échelle ne permet de discerner rapidement les bons des moins bons.


logoSite


7.    Guides de pratique et autres bases

 

     Lors d’un précédent article, nous avons décrit les guides de pratique clinique comme l’élément le plus avancé pour la transmission des connaissances. Vous pourrez en trouver sur certaines des BDD que nous avons cité jusqu’à maintenant. Mais avant de vous mettre à rechercher parmis celles-ci, vous pouvez allez faire un tour sur l’un des sites des sociétés savantes suivantes, qui donnent accès à de nombreux guides à destination des professionnels de santé :

- la Haute Autorité de Santé française (HAS) : bien que peu nombreux en kinésithérapie (une vingtène), ils sont gratuits et en français. D’autres domaines que la kinésithérapie peuvent être furetés (education thérapeutique, évaluation des pratiques...).

- le GIN (Guideline Internationnal Network) : ce réseau propose une base de donnée assez importante de guides de pratiques du monde entier.

- l’ACP (American College of Physicians) : le collège américain des praticiens propose également quelques guides intéressants, notamment un concernant les lombalgies.

 

     Concernant les bases de données, nous n’avons pas toutes citées, mais seulement celles qui nous semblaient les plus répandues et les plus adaptées à notre pratique. Nous ne voulions pas non plus vous noyer sous les informations. De plus, la plupart payantes et/ou réservées aux institutions (facultés, instituts, bibliothèques...) et donc plutôt réservées aux étudiants ou aux chercheurs. Mais si vous voulez aller un peu plus loin dans vos recherches, pour réaliser une revue de littérature, pour votre mémoire ou votre thèse par exemple, ou si vous voulez étendre votre panoplie de BDD en fonction de vos spécialités, d’autres BDD peuvent être importantes à consulter :

- Embase est la version européenne et payante de Pubmed. Elle recense une grande quantité d’articles tirés de revues européennes et d’ailleurs, ainsi que des livres et de la littérature grise.

- SPORTdiscus se révèle indispensable pour toute personne cherchant à réaliser une revue de la littérature ou travaillant dans le domaine... du sport! Cette base de donnée inclut des revues non répertoriées par Pubmed ou Embase.

- PsycINFO est l’équivalent de SPORTdiscuss dans le domaine de la psychologie.

 

Google Scholar     Enfin, pour compléter cette liste, vous pouvez aussi utiliser Google Scholar, mais nous vous conseillons surtout de l’utiliser en seconde intention, car il n’est pas vraiment adaté à une recherche rigoureuse. En effet, rien ne permet de dire si une recherche effectuée avec Google sera exhaustive et paradoxalement, vous risquez vite d’être noyé sous les résultats (à titre d’exemple, presque 50000 résultats pour la recherche « low back pain physical therapy guideline »). Malgré tout, il peut s’avérer utile pour trouver le lien vers un article complet que vous avez du mal à trouver, car il indique le lien du fichier .pdf ou .html en face des résultats correspondant à votre recherche.

 

8.    Résumé

 

     Au final, PubMed se révèle être un bon allié pour vos recherches d’articles. Mais seul, il ne permet pas de passer en revue l’ensemble des connaissances actuelles, notamment dans le domaine de la physiothérapie. Il faudra donc sélectionner parmi celles auxquelles vous avez accès (par votre institut, votre association, votre université ou vos propres moyens), la ou les bases de données qui vous permettront de vous mettre à jour au mieux. Sachez aussi que certaines associations et sociétés savantes comme la SFP (Société Française de Physiothérapie) ou l’APTA propose un accès gratuit à certaines bases de données (Hooked on Evidence dans ce cas) à ses adhérents.

 

Conclusion

 

     Nous arrivons au terme de notre premier dossier sur la kinésithérapie basée sur les preuves. Vous pouvez retrouver tous nos articles en navigant sur la catégorie "Kinésithérapie basée sur les preuves" du sommaire de notre blog. Nous vous proposerons bientôt d'autres articles pour compléter ce dossier, notamment un arbre décisionnel pour vous aider à trouver facilement des articles avec le meilleur niveau de preuve possible, un test des différents outils qui vous permettront de classer et de lire/traduire les articles que vous aurez trouvé et bien d'autres choses encore...

     Il faut garder en tête que beaucoup de domaines restent encore à explorer dans le monde de la recherche en physiothérapie et qu’il ne sera pas toujours possible de trouver des guides de pratique, des revues systématiques ou des essais contrôlés randomisés pour permettre de répondre à vos questions. Il faut donc vous reporter aux échelles d’Oxford ou de PEDro pour sélectionner les plus intéressants, sachant que vous n’allez pas rechercher le même type d’article selon que vous souhaitez connaitre l’efficacité d’un traitement, ou alors connaitre la validité d’un diagnostic différentiel (se reporter aux têtes de colonnes de l’échelle d’Oxford). Cependant, la validité individuelle des études est à prendre en compte. En effet, une bonne revue systématique de cohortes peut bien sûr se révéler plus « valable » qu’un essai contrôlé randomisé de qualité moyenne. Nous n’avons volontairement pas abordé cet aspect dans notre description, car notre but est de vous donner une piste de recherche plutôt qu’une recette de cuisine. Les échelles de PEDro et d’Oxford prennent en compte en partie la validité interne des études (d’où les « sous-niveaux » de preuve a, b et c dans l’échelle d’Oxford). Malgré tout, il est important de toujours garder un oeil critique et ne pas suivre aveuglément ces classements. Même s’il est difficile de juger une étude, en particulier lorsque l’on n’a jamais eu l’occasion d’en réaliser une, votre expérience clinique doit vous permettre de savoir si les résultats de ces recherches peuvent ou non s’appliquer à votre pratique pour l’améliorer.

 

[1] Elizabeth Domholdt(2005). Rehabilitation research : principles and applications, 3e éd.

 

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Published by 2kinesamontreal - dans Kiné basée sur les preuves
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:21

 

CA Y EST !

     Après des mois emmitouflés dans nos indispensables manteaux, bottes, tuques, gants et écharpes, les beaux jours reviennent. Depuis Mars, le thermomètre hésite entre positif et négatif (signe de réchauffement indiscutable ici au Québec!) et le ciel nous offre de temps en temps un soleil radieux qui donne envie de courir tout nu et d'aller boire un verre à une des terrasses de cafés, fraîchement apprêtées pour l'occasion. Nous commençons vraiment à comprendre l'état d'esprit des québécois lorsque les beaux jours reviennent, après avoir passé tout l'hiver entouré d'un drap blanc neigeux et de températures rarement à un seul chiffre!

     Comme tous les ans et pour la 187ème fois, la parade de la St-Patrick défile rue Sainte-Catherine, organisée par la "United Irish Societies of Montreal". Ciel bleu et bonne ambiance de rigueur, le temps pour nous de sortir notre appareil photo pour prendre quelques clichés de la ville et de son défilé. Pour la suite, je vous laisse profiter des photos que nous avons prises de cette journée, sans commentaire. Les images suffisent d'elles-même.

PS: vous remarquerez notre goût pronnoncé pour les graph. Ils sont nombreux à Montréal et certains sont vraiment des oeuvres d'art...

Pour visualiser l'album photo au complet, cliquez sur la photo.

 

Lutin Patrick

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Published by 2kinesamontreal - dans La vie Montréalaise
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:39

Allez, histoire de rigoler un peu, nous vous avons concocté un petit condensé des recherches, plus ou moins marrantes, qui ont permis d’arriver sur notre blog. Nous les avons placées dans trois grandes catégories, même si certaines sont inclassables.

 

Les clichés québécois, canadiens, et Montréal en généralclichéquebecois

1. Squelette caribous : Ca fait une déco originale remarque !

 2. Plat a base de caribou : jamais goûté encore, ça doit pas être mauvais.

3. Au lit vivre avec ceux qui nous aiment : Ben le truc c’est qu’au bout d’un moment on se sent à l’étroit, on a envie de revoir la lumière du jour, respirer l’air pur quoi ! Pis manger au lit ça fait des miettes, ça pique, ça gratte, ça attire les fourmis...

4. Montreal citrouille planter : Pas la peine de la planter ils en vendent à toutes les sorties de métro au moment de l’Halloween.

5. Carte d’invitation en forme de billet d’avion a imprimer : euh et si on veut faire un vrai-faux passeport c’est par où ?

6. Montreal vivre avec le froid : non, ok, faut dire que Montréal, vivre avec le chaud ça n’aurait pas été crédible !

7. Prix peu élever que paient les universitaires quebec : bah l’année au cégèp de Montréal qui augmente de 75% ça n’augure rien de bon pour la suite !!!

8. Pas vivre à montreal : pas d’accord ! pas d’accord !

9. Pendant les rudes hivers a montreal comment font les gens pour aller travailler a pieds : Ils ne le font pas, les gens hibernent, comme les ours.

10. Attention caribou canada : animal agressif, mais fort intelligent qui n’attaque que les touristes.

11. Trajet de la marche de la fierté a montreal : pas par notre blog en tout cas, où alors on l’a loupé.

12. Chemin de MontrEal à l inde: Après avoir pris le train jusqu’à New York, un kayak rose t’attendra pour traverser l’Atlantique, ensuite un autochtone te réceptionnera à Cherbourg. En 2CV tu devras te rendre jusqu’en Transylvanie en Roumanie, ou là un gentil vampire t’aideras à traverser la mer Noire. Ensuite, muni d’une kalachnikov et d’un passeport américain tu devras traverser l’Iran pour finalement arriver en Inde. Le tout avec 1 euro par jour, et par personne !!!

tapis.jpg

13. Est ce que c'est traditions de manger la poutine avec pas la fromage froid : euh hein? Ben sans le fromage c’est juste des frites et de la sauce en fait...

14. proportion embouteillage hiver/été montréal : rooo on a déjà dit que l’hiver les gens sont en hibernation, faut suivre aussi !

15. Montréal juste pris l'habitude de : Parler le Yoda, ici tu ne devras pas!

 16. vie des personnes frileuses a montreal : elle se résume en 6 points : chaussettes en laine, legging sous le pantalon, damart de mon grand-père, bonnet-écharpe-gants-cache-nez-cache-oreilles (le super combo quoi!!), bottes doublure moumoute extérieur cuir-de-chantier pouvant résister à -450°C, et enfin, l’incontournable Canada Goose en poils de coyote (autrement dit ça aide d’avoir des sous aussi, pauvre et frileux, nous déconseillons).

17. Peur des ponts et aller a toronto : ben là t’es pas dans la maaaarrrrdddeeee !

18. Pour avoir les papier a montreal c facile ou pas : non.

19. Dessin de dinde sexie : luttons contre la zoophilY.

20. Blanche neige dinde : ça tu l’as dit, faut vraiment être une sacrée dinde pour se laisser exploiter par 7 nains même pas foutus de ramener des sous à la maison et d’assumer le devoir conjugal!

21. Hopital kiné rdv montreal : Pis 100 balles et un mars aussi ???

22. Train italie toronto le plan : confère citation numéro 12. C’est la même sauf que tu troque la 2CV par une Fiat Uno.

 

Les Français à Montréal (que l’on aurait pu classer dans la catégorie précédente !!)

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23. Français aéroport montréal chemises à carreaux : Si c’est le signe distinctif pour retrouver quelqu’un à l’arrivée t’es mal barré... :p

24. Jolie française à montréal : si si si ça existe mon bon monsieur !

25. Trop de francais a montreal : Je suis bien d’accord, qu’ils retournent chez eux tabarnak d’ostie d’calice!

26. Cela dit, il ne faudrait pas comparer le québec et la france, c’est deux mondes : Ah non oh grand Dieu non! Est-ce les Bisounours ressemblent aux snorkies???

 

La kiné

27. Diplome libre de droit et gratuit : dans les Carambars et les paquets de Cheerios !

28. Qu’est le physiothérapi : désolé moi je ne connais que la loi Adopi !

29. Dessins tres droles sur les kiné : Bon...Tout ce que l'on trouve nous c'est ces affiches... Je savais pas qu'on pratiquait encore le massage, mais avec finitions alors là ça dépasse tout ce que j'avais imaginé ! lol

kine3.jpg

30. Le choix scientifique est pour moi une évidence car il permet : faut croire que le choix n’était pas si évident que ça !

31. Equivalence masseur-kinésithérapeute quebec : Jamais tu m’entends ?? JA-MAIS !!! :(

 

 

 

Voilà nous en tout cas certains nous ont bien fait marrer. Si vous aimez de manière plus générale voir quelles sont les recherches loufoques tapées sur google, nous vous conseillons ce site: http://devenirunninjagratuitement.tumblr.com/ . Et commencez par les premières pages ce sont les plus drôles !

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 18:43

Validité des études et outils de mesure

    Dans cette 3ème partie de notre dossier, nous allons essayer  de faire une brève introduction à la lecture critique. Il n’est pas toujours aisé de déterminer à quel point une étude est fiable, surtout quand on ne sait pas comment se déroule une recherche scientifique. Bien qu’il ne soit pas obligatoire d’être un expert dans ce domaine (prendre la peine de chercher dans la littérature scientifique des aides pour améliorer sa pratique, c’est déjà un grand pas !), la lecture d’article est tout de même facilitée dès lors que l’on identifie rapidement les différents critères influençant la fiabilité des résultats et leur portée possible au niveau clinique.


6a9fd9cae7170f3a08ff47baa7670896.jpgIl faut distinguer plusieurs choses :
1.     Il existe des échelles qui permettent de classer l’ensemble des études produites les unes par rapport aux autres en fonction de leur fiabilité scientifique, tout en gardant en tête que selon votre problématique de départ, l’étude avec le plus haut niveau de preuve ne sera pas forcément la plus adaptée.
2.     Pour chaque étude, il faudra également identifier le niveau de validité interne et externe.
3.     Il faudra également déterminer la qualité des outils de mesure utilisée, qui est d’ailleurs en lien direct avec la validité interne de l’étude en question.

1.   Les échelles de niveau de preuve

    Il existe plusieurs façons de classer la littérature scientifique, mais celle dont on nous  parle le plus est l’échelle d’Oxford (OCEBM Table of Evidence Working Group « The Oxford 2011 Table of Evidence »). Le CEBM, Centre for Evidence-Based Medicine d’Oxford, est un regroupement professionnel dont les buts sont de promouvoir, développer, et former à la pratique de la médecine basée sur les preuves les différents acteurs de la santé afin de maintenir le plus haut niveau de qualité de soins possible. Sur le site, www.cebm.net, on peut trouver différentes aides pour conduire une recherche, évaluer la qualité d’une étude, ainsi que des outils plus pointus pour les chercheurs aguerris, et des publications concernant les travaux de recherche au sein du CEBM (mais ce n’est en aucun cas une base de données).
Ils ont donc établi une échelle qui classifie de 1 à 5 les études, 1 étant le niveau de fiabilité le plus haut. Sur le site on peut voir qu’une deuxième version de l’échelle a été créée, encore « à l’essai », la première datant de 1998. Ils fournissent également les explications reliées aux différents termes employés et les raisons de ce classement en fonction des caractéristiques propres à chaque type d’étude. Beaucoup d’abréviations anglaises sont utilisées (ex. : SR = sytematic review = revue systématique), vous pouvez vous reporter à notre précédent article pour leur traduction française.

CEBM-accueil.jpg
    La base de données axée sur la physiothérapie, PEDro, a elle aussi mise en place une échelle comportant 11 critères d’évaluation, qui donne une note de 1 à 10, le plus haut niveau de preuve étant 10. Vous pouvez la télécharger sur le site (Cliquez ICI). Chaque paramètre évalué est clairement expliqué, ce qui permet de comprendre un peu plus les différents critères de validité d’une étude.

2.    Validité individuelle d'une étude

    Une fois la hiérarchie de ces études établie, il faut vérifier la validité individuelle des études. En effet, même si une étude possède un meilleur niveau de preuve qu'une autre, la manière dont elle est menée peut la rendre moins valide qu'une autre étude de niveau inférieur. Pour parler de cette validité, on utilise les termes de validité interne et validité externe.

Validité interne

La validité interne est la capacité d’une étude à répondre correctement et précisément à sa problématique (1). Pour cela, elle doit utiliser des moyens et des outils d’évaluation de qualité, c’est-à-dire reproductibles et adaptés aux patients, et répondre à certaines conditions :
•    Les patients recrutés doivent former une population suffisamment homogène, ou large pour éliminer l’effet des différences inter-individuelles pouvant avoir une influence sur les résultats.
•    Les évaluateurs doivent tous évaluer de la même manière les patients et apporter les mêmes traitements. Ils doivent donc être suffisamment formés.
•    Dans la mesure du possible, les patients et les intervenants doivent être traités ou agir “en aveugle”, c’est-à-dire que le patient ne sait pas lequel des deux traitements comparés il reçoit, ou/et que l’évaluateur ne sait pas à quel groupe le patient appartient. Lorsque ces deux conditions sont réunies, on dit que c’est une étude en double aveugle.
•    Le design expérimental est également important, à savoir l'ordre des évaluations et/ou des interventions, la présence d'un groupe contrôle, l'aspect prospectif ou retrospectif… puisque ce design définit le niveau de preuve.
•    La taille de l’échantillon de sujets influe sur la « puissance statistique » c’est-à-dire la capacité d’un test à détecter un effet significatif (1). Plus l’échantillon est grand, plus la fiabilité des résultats sera importante et plus ils seront généralisables à la population étudiée.

Validité externe

    La validité externe désigne la capacité d’une étude à pouvoir appliquer ses résultats sur le plan pratique à un maximum de personnes (2). C’est la question qui intéresse le plus les cliniciens.

The Difference in Moods by Slava Zone MINIPour le savoir il faut regarder où et comment sont recrutés les patients, quels sont les critères d’inclusion et d’exclusion... Une étude multicentrique (réalisée dans plusieurs établissements) aura ainsi une meilleure validité externe, car elle étudiera plusieurs populations issues de différentes zones géographiques, avec différents intervenants, différents groupes socio-culturels, différentes approches. La validité externe n'est importante que si la validité interne est bonne. Toutefois, cela est à pondérer avec le fait qu’une validité interne très importante, concernant l’homogénéité des sujets par exemple (même pathologie et antécédents comparables), ne pourra en conséquence pas forcément avoir une validité externe trop forte, car le nombre de patients pouvant bénéficier des applications de cette étude sera alors plus restreint.

3. Qualité des outils de mesure

    Comme nous venons de le préciser précédemment, la qualité des outils d’évaluation joue un rôle sur la qualité d’une étude, et notamment sur sa validité interne. Ce point est majeur autant pour les chercheurs qui obtiennent ces "données probantes" que pour les cliniciens, qui utilisent des outils d'évaluation clinique à longueur de journée. Avant d'utiliser une évaluation pour réaliser le bilan de son patient, il faut faire attention à plusieurs critères qui définissent les qualités psychométriques des outils de mesure (1):
- sa validité : la qualité qui indique que l'outil mesure bien la variable clinique recherchée. Alors que cette qualité est assez évidente pour un dynamomètre, qui mesure la force, ou un test de vitesse de marche sur 10 mètres, la question devient plus délicate pour l'évaluation de la qualité de vie, de la confiance en l'équilibre…
- sa fiabilité (ou fidélité) : c’est la capacité de l’outil d’évaluation à garder la même valeur si aucun changement n’est survenu chez une même personne entre deux moments différents (= fidélité intra-juge) et à garder la même valeur quelque soit l’évaluateur (=fidélité inter-juge). En clair, la mesure faite par cet outil est-elle reproductible ? Les erreurs peuvent être dues au sujet, à l’évaluateur, à l’instrument de mesure lui-même et/ou aux conditions environnementales lors de l’évaluation. Vous risquez de lire lors de vos recherches approfondies des termes tels que : erreur standard de mesure (SEM), intervalle de confiance, coefficient de corrélation intraclasse (ICC) ou encore scores de kappa (k) de Spearman’s et autres Pearson’s correlation. Tous ces mots un peu barbares sont des tests statistiques permettant de mesurer la fiabilité.
- sa sensibilité : c’est la capacité qu’a l’outil utilisé pour déceler un changement réel de la variable étudiée. Cela signifie qu’on veut que le plus petit changement possible mesurable soit décelable lors de la collecte de données. Elle est à différencier du « changement cliniquement significatif » qui représente la   « quantité » de changement nécessaire pour avoir un retentissement dans les activités de vie quotidienne.
Évidemment ces qualités sont inutiles si l'outil est mal utilisé, c'est-à-dire que son application n'est pas standardisée.

 

      Voilà tout pour cette troisième partie concernant la kinésithérapie basée sur les preuves. Nous espérons que toutes ces infos vous serons bien utiles. Pour toutes vos questions n'hésitez pas à commenter. Dans le prochain article vous retrouverez une liste des différentes base de données pour commencer vos recherches bibliographiques et les détails pour savoir comment les utiliser.


(1)    Dianne V. Jewell (2008). Guide to Evidence-based physical therapist pratice, 2e éd.
(2)    Elizabeth Domholdt (2005). Rehabilitation research : principles and applications, 3e éd.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 03:05

Les différents types d’études

 

Avant sa parution dans un journal, un article scientifique est revu par des pairs, il sera donc d’un niveau correct si il est publié. Cependant, sa validité peut varier en fonction de beaucoup de facteurs (que l’on verra en partie dans le chapitre suivant). L’un de ces facteurs est la méthode de l’étude (ou design), c’est-à-dire la manière dont l’étude est menée. Selon le but de la recherche, une étude peu être soit expérimentale, et dans ce cas le chercheur peut manipuler le facteur étudié (intervention ou traitement), soit observationnelle ou non-expérimentale, et dans ce cas l’évaluateur ne fait qu’observer la réalité telle qu’elle se présente. Autrement dit, lorsque vous avez besoin d’informations concernant une intervention, vous devez orienter vos recherches vers des études expérimentales, et a contrario vers des études observationnelles pour des informations concernant le diagnostic ou les étiologies d’une pathologie. Pour la pratique courante, les études cliniques sont les plus utiles, et aussi les plus accessibles en termes de facilité de lecture et de compréhension.

 

1.      Etudes expérimentales

 

Avant de parler des essais cliniques, nous devons faire un point sur les études pilotes et les études préliminaires, qui représentent une catégorie à part entière mais que nous avons volontairement placé dans les études expérimentales, puisqu’elles comprennent un protocole expérimental.

 

·       Etudes pilotes ou préliminaires (Pilot Study)

 

La première chose qu’il faut garder en tête concernant les études pilotes, c’est que loin d’être des « sous-études », elles sont l’étape obligatoire dans le développement de “la science” (1). En effet, elles permettent de comprendre l’apparition d’un phénomène. Pour cela, il faut se mettre dans des conditions particulières afin de favoriser l’apparition de phénomènes particuliers. Les études pilotes comprennent peu de patients car l’acquisition des données est longue et leur traitement est fastidieux. Il faudrait beaucoup de temps et d’argent pour réaliser une étude pilote sur un grand nombre de sujets. Généralement elles étudient des phénomènes physiologiques, biomécaniques, mais plus rarement les effets directs d’une intervention. Pour vérifier leur efficacité, il faut alors réaliser des études cliniques. Ainsi, pour savoir si l’intervention que je veux proposer à mon patient est valable (ex: renforcement musculaire pour améliorer l’équilibre chez une personne âgée), je devrai me baser sur ce type d’étude, ou à défaut, sur le niveau de preuve le plus élevé disponible.

 

·      Etudes cliniques contrôlées randomisées (Random Controlled Trial)

 

Il s’agit d’une étude dans laquelle les sujets sont séparés en deux groupes très semblables. La différence se résumant dans la mesure du possible uniquement à l’intervention que l’on veut étudier, par rapport à un groupe contrôle (d’où essai contrôlé) qui sert de témoin. Un essai est randomisé si les sujets sont placés aléatoirement dans l’un ou l’autre des deux groupes. Ainsi, si un facteur quelconque peut modifier les résultats, il sera présent de la même façon dans les deux groupes et ne faussera pas l’analyse des résultats. Il est donc important de randomiser un nombre suffisant de sujets afin d’avoir les deux mêmes populations de départ (âge, poids, taille, antécédents, etc). Il faut bien faire attention lors de vos recherches à sélectionner une étude clinique dans laquelle la population étudiée est comparable ou généralisable à celle qui vous intéresse.

 

2.      Etudes non-expérimentales ou observationnelles

 

Une étude observationnelle est une étude dans laquelle on ne fait qu’observer les effets d’une exposition donnée ou de l’environnement, sur un sujet ou un groupe de sujets. Elle peut être prospective ou rétrospective.

Dans une étude prospective, on suit l’évolution de sujets à partir d’un moment précis et à qui on ne réalisera aucune intervention particulière en plus.

Dans une étude rétrospective, on prend un groupe de sujets à un moment donné et on analyse les informations cliniques antérieures, en lien avec l’apparition ou la disparition des éléments étudiés. Evidemment, le niveau de preuve d’une étude rétrospective est plus bas car on ne sait pas comment les évaluations ont été faites, ni si l’on a répertorié l’intégralité des antécédents. Cependant,  elles sont moins coûteuses et plus simples à mettre en place car on ne voit les sujets qu’une seule fois. Elles servent souvent de bases aux études prospectives.

 Ci-dessous sont présentés les différents design d’études observationnelles, classés du meilleur niveau de preuves au plus bas. Ce classement ne prend pas en compte la validité interne et externe, mais seulement la méthode proprement dite. Il ne suffit donc pas pour dire si une étude X sera meilleure qu’une étude Y, mais permet d’appréhender les principales différences entre toutes ces méthodes d’études et de comprendre en quoi l’une est meilleure qu’une autre.

 

·     Etude de cohortes (Cohort study)

 

On parle de cohorte pour désigner le suivi d’un groupe de sujets ayant des caractéristiques, un facteur pronostic ou un diagnostic commun. C’est une étude prospective dans laquelle deux groupes ou plus sont suivis, l’un ayant des caractéristiques ou un facteur pronostic que l’autre n’a pas (ex : étude sur la BPCO, fumeurs vs. non-fumeurs). Ainsi, une étude de cohorte va de la cause à l’effet et permet de mettre en évidence la relation entre une caractéristique ou un facteur pronostic, et les résultats de l’étude.

 

·     Etude cas-témoin (Case control study)

 

Dans ce type d’étude, on réalise un devis observationnel, dans lequel on étudie une personne ou un groupe de personnes présentant une pathologie ou un centre d'intérêt, et on remonte dans leurs antécédents pour essayer de déterminer ce qui a pu causer le problème, en comparaison avec un groupe ne présentant pas ce problème. Contrairement à une étude de cohorte, elle va de l’effet à la cause. Le niveau de preuve d’une étude cas-témoin est bas. En effet, rien ne garantie l’exactitude, la précision ou encore la qualité des évaluations ayant permis l’obtention des données référencées, du fait qu’elles ont été effectuées par différents praticiens avec différentes méthodes, plus ou moins fiables et non standardisées comme dans une étude clinique.

 

·     Série de cas (Case-series study)

 

Dans ce type d’étude, on présente plusieurs cas intéressants et comparables. Les observations étant faites sur plusieurs sujets, elles ont plus de poids qu’un simple rapport de cas. On les distingue des études cas-témoin par le fait qu’il n’y a pas de comparaison à un groupe témoin ou un autre groupe de cas.

 

·      Rapport de cas (Case report)

 

Dans un rapport de cas, on fait la description d’un cas inhabituel et intéressant. Seul, il ne permet pas de prouver l’efficacité d’une technique ou l’importance d’un facteur de risque, mais il peut être une piste de réflexion pour des études futures avec un meilleur niveau de preuve.

 

·     Opinion d’expert

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une étude, mais plutôt d’un avis. L’opinion seule d’un expert lorsqu’il s’appuie sur la base de sa propre expérience, de la physiologie ou de la recherche en laboratoire ne constitue pas une preuve scientifique solide. Il s’agit du plus bas niveau de preuve, derrière tous les types d’études cités précédemment.

 

3.      Etudes secondaires

 

Par opposition aux études primaires, on distingue les études secondaires. Il y en a 2 grands types : les revues systématiques et les guides pratiques. Les études secondaires, comme leur nom ne l’indiquent pas, doivent être préférées aux études primaires, car elles sont en fait le fruit de la compilation des données obtenues par toute les données primaires d’un sujet donné, c’est-à-dire des rapports d’études originales et revues par les pairs, des thèses, ou encore des rapports de conférences. Dans le cas ou aucune étude secondaire n’existe sur le sujet que vous recherchez, vous devrez alors vous appuyer sur les études primaires avec le meilleur niveau de preuve que vous puissiez trouver.

 

·    Revue systématique et méta-analyse

 

Il s’agit de la revue bibliographique de tous les articles qui ont été publiés à propos d’un sujet donné (ex: l’amélioration de la vitesse de marche chez les blessés médullaires).  En général, deux personnes ou plus participent à cette recherche. Ils vont déterminer une stratégie de recherche et passer en revue plusieurs bases de données pour référencer tous les articles et écrits scientifiques traitant ce sujet. Ils vont lire les titres, les résumés et éventuellement les articles au complet pour savoir quels sont ceux qui vont les aider à répondre à leur problématique. Cela inclue les actes de congrès et il se peut qu’ils aient à contacter directement les auteurs afin d’avoir des précisions sur un article. De la même manière qu’il y a des critères d’inclusion et d’exclusion pour trouver des patients pouvant participer à une étude, il existe des critères d’inclusion et d’exclusion dans la revue systématique qui concernent les données importantes pour cette étude, comme le type d'intervention, ou les variables étudiées. Une fois sélectionnées, la qualité des études (validité interne) est évaluée par les auteurs afin de nuancer les résultats de chaque étude dans l'interprétation des données. En d’autres mots, une mauvaise étude ne sera pas prise en compte de la même façon qu'une bonne étude. Si leurs résultats à propos d’un outil ou d’une intervention aboutissent à des conclusions précises, intéressantes et fiables scientifiquement parlant, on peut en conclure que cet outil sera le plus efficace.

Une revue systématique peut ou non comprendre une méta-analyse. Une méta-analyse est une analyse statistique des résultats obtenus dans l’ensemble des études collectées lors d’une revue systématique (en somme, des statistiques de statistiques!). Le regroupement des sujets de plusieurs études permet d’homogénéiser les résultats et d’augmenter leur validité externe. En effet, si ces études sont réalisées dans des lieux différents et avec des populations différentes et qu’elles conduisent aux mêmes résultats, cela prouve que l’outil évalué peut être généralisé à des populations variées en termes de sexe, d’âge, de conditions physiques, de localisation...

Le plus gros inconvénient des revues systématiques est le risque de biais de publication : les résultats positifs étant plus faciles à publier, l'effet d'une intervention peut être surestimé, puisque les études obtenant des résultats défavorables ont moins de chance d'être publiées et donc d’être intégrées aux analyses. De même, les études présentant des résultats négatifs ont tendance à être moins citées par les auteurs d’articles traitant du même sujet (http://rms.medhyg.ch/numero-250-page-1094.htm).

 

·     Guide de pratique clinique

 

Un groupe d’experts peut générer un guide de pratique sur la base d'une ou plusieurs revues systématiques/méta-analyses des publications concernant un sujet donné. Le guide ainsi obtenu permet de donner des pistes de traitement en fonction de différents critères (caractéristiques des patients, type de pathologie, chronicité, antécédents…). Les experts prennent position en s'appuyant sur les conclusions des revues systématiques pour hiérarchiser le choix des interventions, en conseillant telle évaluation et telle intervention selon tel critère. Il s’agit donc de l’outil le plus avancé dans le transfert des connaissances car il permet d’appliquer les résultats de la recherche à la clinique et de les rendre directement lisibles et applicables pour les praticiens. Ainsi, certains considèrent le guide comme le plus haut niveau de preuve avec les revues systématiques puisqu’il s’appuie sur ces dernières.

 

1. Sackett DL, Rosenberg WM, Gray JA, Haynes RB, Richardson WS. Evidence based medicine : what it is and what it isn’t. British, Medical Journal, 1996 ;312:71-2. (Cet article est consultable gratuitement sur medline).

 

Elizabeth Domholdt (2005). Rehabilitation research : principles and applications, 3e éd.

 

Dianne V. Jewell (2008). Guide to Evidence-based physical therapist pratice, 2e éd.

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